Articles avec #litterature jeunesse tag

Publié le 22 Mai 2016

Les grandes jambes

Merci à NetGalley et aux éditions Slalom pour m'avoir permis de connaitre ce livre.

De Sophie Adriansen, édition Slalom, jeunesse, sortie prévue le 9 juin 2016, Jeunesse.

Résumé :

Marion, collégienne en pleine croissance, est obsédée par la longueur de ses jambes qui n’en finissent pas de s’allonger, rendant la recherche d’un jean qui lui aille bien extrêmement délicate. A l’âge des complexes, des premiers émois amoureux et de la construction de l’image de soi, être hors cadre se révèle parfois difficile, voire douloureux. Comment attirer les regards de Grégory, dont elle est amoureuse, avec un pantalon qui lui découvre les chevilles ?

Mais alors que le collège part en voyage scolaire à Amsterdam, Marion profite de cette occasion pour élargir son horizon. Elle approfondit sa passion pour l’art, notamment en découvrant in situ le célèbre tableau La Ronde de nuit, et met en perspective ces contrariétés d’adolescente née après l’an 2000 en visitant la maison d’Anne Frank.

Mon avis :

Marion est adolescente, et comme toutes les jeunes filles de son âge, elle se soucie de son apparence physique. Marion est grande, très grande, et sa croissance semble ne pas vouloir s'arrêter. Pour elle, la difficulté de trouver un pantalon à la taille de ses grandes jambes se rajoute celle de faire face aux moqueries de ses camarades. Loin d'être seule, sa meilleure amie, Charlotte, ne voit en elle que l'amie et la confidente.
Lors d'un voyage à Amsterdam avec sa classe, le tableau de Rembrandt sur lequel elle rédige un exposé avec Charlotte, La ronde de nuit, lui permet de faire son introspection, mais aussi de se rapprocher de Grégory, le jeune homme qui fait battre son cœur.

J'ai découvert Sophie Adriansen avec "Mon sourire pour guérir - Sauvée par un veilleur de vie". Ce témoignage fut lumineux, humain et portait un message fort. Je retrouve avec "Les grandes jambes" ce besoin de faire passer un message.
L'adolescence est un moment difficile : le corps se développe, notre identité s'affine, et parfois, nous avons du mal à nous définir. L'adolescence, c'est le moi en devenir. Mais lorsque nous ne faisons pas partie de la "norme", les plus critiques seront les autres adolescents, mais plus encore, nous-même. Nous aimerions ressembler à un idéal. Le personnage de Marion explique dès le départ qu'elle souffre de sa grandeur, pas uniquement du regard des autres, mais surtout dans ses difficultés à s'habiller comme tout le monde avec un jean. Ce problème, à première vu futile, n'est pas à voir avec nos yeux d'adulte : l'importance pour un jeune, ce n'est pas d'être forcément mature pour son page, mais d'être accepté par les autres.
Progressivement, Marion se rend compte que cela prend beaucoup de place dans son quotidien : est-ce qu'on va voir mes chaussettes ? Et arrive ce voyage à Amsterdam dans le cadre d'un travail scolaire. Marion prend conscience que sa "différence" ne l'est pas forcément dans ce pays.

Ce qui m'a gênée, ce fut des paroles que Marion a tenues au début du livre pour une vendeuse trop ronde. Mais au final, les réflexions qu'elle s'est faites sont également une preuve qu'à cet âge, on ne se rend pas compte que les mots blessent. Elle-même qui souffre des moqueries de ses camarades est capable de blesser par ses mots.

Le thème de l'identité dans un livre jeunesse me semble important : se chercher, se connaître, se comprendre est un cheminement compliqué, mais il est nécessaire d'avoir une vraie ouverture d'esprit. Marion n'est pas exclue des autres camarades, elle vit simplement une situation difficile pour elle, et celle-ci est racontée sans minimiser ni exagérer les événements, ce qui est vraiment appréciable.
L'amitié, l'amour sont des thèmes également présents dans ce livre et cela m'a ramenée avec nostalgie à mes années collège et lycée... Autre époque, mais même problématique.

Le plus de ce livre ? Il nous intéresse à l'ART! J'ai trouvé cela original et très bien menée de ne pas ramener le quotidien adolescent à la musique, aux films ou autres activités souvent exposées. Mais l'art, Rembrandt, cela donne au livre une autre portée : intéresser le public à son ce peintre ! Réussi pour ma part, car je suis allée jeter un œil sur l'œuvre !

En bref :

Un livre sur l'identité, l'amitié, et l'art. Tout cela écrit avec simplicité par une auteur nous parlant de sa propre expérience. A offrir à tout adolescent !!

Voir les commentaires

Rédigé par Sabrina.

Publié dans #Littérature Jeunesse

Repost 0

Publié le 8 Mai 2016

On m'a dit

Merci à Nats Editions pour ce partenariat et m'avoir fait découvrir le talent de ces artistes.

De Enel Tismaé et Malice Zambaux, Jeunesse, sortie le 02 mai 2016.

Résumé :

"On m'a dit"

... que je suis trop grosse

... trop maigre

... que mes lunettes sont moches

... que ma peau est trop foncée

Encore aujourd'hui, beaucoup trop d'enfants entendent ce genre de réflexions en milieu scolaire et en dehors.

A l'heure des réseaux sociaux, le harcèlement scolaire est un fait à ne pas ignorer, mais il n'est heureusement pas une fatalité.

Mon avis:

"On m'a dit" retrace l'expérience de plusieurs enfants à l'école : ils sont tous différents, ce qui provoquent chez certains de leurs camarades moqueries, parfois insultes. Mais pour l'enfant, cela laisse des traces : revenant à la maison, ils trouvent le soutien de leur parents. on nous explique que la différence est partout dans la nature, et que cette richesse permet à tous d'être beau tel qu'on est.

De mes yeux d'adulte, j'ai aimé ce livre, mais il me manquait les paroles des parents : ils sont bien présents, les accompagnent, les guident, souffrent aussi de voir leurs enfants aussi perdus et malmenés. Un tel sujet est déjà difficile à aborder sans parfois recevoir de front la douleur de son enfant : il peut se braquer, et qu'il soit jeune ou adolescent, il souhaite souvent régler cela par ses propres moyens.

En faisant découvrir cette petite histoire à mon fils de 3 ans, je l'ai laissé découvrir les images et je lui ai expliqué en gros les images : il me disait lui même qu'il avait compris que les parents font des câlins et protègent leurs enfants. Il a aussi dit une phrase qui m'a touché : "oh il est pas gentil : non non non, tu dois pas embêter la fille". La qualité des images et les émotions qui transparaissent ont permis à mon petit de comprendre ce que les enfants vivaient.

Des dessins vivants amenant à réflexion.

Les dessins sont de très bonne qualité, et le choix des couleurs judicieux : clairs et pastels, il n'y a pas d'images brutes, et c'est ce parallèle que j'ai apprécié : parler d'un sujet difficile dans un livre avec douceur, juste pour amener les plus petits à comprendre qu'ils sont différents et qu'ils ont le droit.

Une découverte plaisante et j'ai aimé découvrir l'intérêt de mon fils pour ces images qui lui ont parlé. De tels sujets sont difficiles à aborder, et les livres sont un support supplémentaire pour en parler avec nos enfants.

Les bonus contenus dans le livre sont une plus value supplémentaire : les croquis, mais surtout les témoignages d'enfants permettent de ressentir davantage cette problématique.

Pour aller plus loin, les auteurs pourraient créer d'autres livres en rapport avec l'école : l'apprentissage, les devoirs, les conflits avec les parents... Une collection qui serait riche en enseignement pour les plus petits mais aussi les plus grands.

Le harcèlement scolaire, un fléau

Il se définit par une violence répétée, qui peut être soit verbale, physique ou psychologique au sein de l'établissement scolaire mais aussi juste autour quand il s'agit de cyber harcèlement. Cela amène progressivement la personne à l'isolement.

  • 700 600 élèves français, de l'école au lycée, sont victimes de harcèlement, parmi eux, 383 830 élèves sont victimes d'une forme sévère de harcèlement*. 12% des écoliers (CE2, CM1, CM2) souffrent de harcèlement(Enquête réalisée par l’Unicef et l’Observatoire).
  • 1 élève sur 5 est confronté au cyber-harcèlement
  • Le 5 novembre : journée nationale de mobilisation contre le harcèlement
  • Un numéro gratuit : le numéro vert 3020 "Non au harcèlement", ouvert du lundi ou vendredi de 9h à 18h (sauf les jours fériés)
  • Un nouveau site internet et une page Facebook pour agir contre le harcèlement : http://www.nonauharcelement.education.gouv.fr/ oriente et donne des conseils selon le profil de l’utilisateur (victime, témoin, parent ou professionnel). La page Facebook, qui compte plus de 72 000 abonnés, est fréquentée majoritairement par des jeunes de 13 à 17 ans, mais ce sont essentiellement des femmes de 25 à 44 ans, le plus souvent des parents d’élèves qui y interagissent. De nombreux partenaires institutionnels concernés par la lutte contre le harcèlement suivent également cette page tout comme certaines fédérations de parents du public et du privé.
  • 1 500 formateurs pour sensibiliser 300 000 personnes

Informations sur le harcèlement prise sur :​http://www.gouvernement.fr/

En bref :

une lecture agréable pour petits et grands qui permet d'aborder avec nos enfants des thèmes importants, en essayant de leur donner des armes pour s'accepter. une très belle découverte !

Voir les commentaires

Rédigé par Sabrina.

Publié dans #Littérature Jeunesse

Repost 0

Publié le 13 Avril 2016

Jeff Madison et les ombres de Drakmere

Merci à Laure Valentin, traductrice du livre, de m'en avoir proposé la lecture.

De Bernice Fischer, édition Autoédité, Fantasy, Jeunesse, 2016.

Résumé :

Et s’il existait un royaume sombre, forgé sur de terribles sortilèges, avec à sa tête un roi malveillant dont le seul but est d’infiltrer les rêves des enfants du monde entier ? Et si, avec l’aide d’une sorcière maléfique, il parvenait à injecter dans le sommeil de chaque enfant les cauchemars les plus affreux ? Et si, pour cela, la seule chose dont il avait besoin était un garçon en particulier ? Lorsque Matt, le frère de Jeff, est capturé et emporté dans le royaume de Drakmere, Jeff sait qu’il doit le sauver. Mais qui sont ces hommes mystérieux qui se dressent en travers de sa route ? Et que veulent-ils dire quand ils affirment que Matt est un attrapeur de rêves ? Bientôt, Jeff se retrouve face à un choix : il peut suivre les inconnus à travers la porte au clair de lune qui mène vers les dangers de Drakmere ou rester chez lui et courir le risque de ne plus jamais revoir son frère vivant. Le temps presse, car Jeff doit se décider avant que le dernier rayon de lune s’éteigne et que le portail se referme à jamais…

Mon avis :

Jeff et son jeune frère Matt son tous les deux dans la forêt avec leur ami Rhed lorsqu'ils sont attaqués par la brume. Rhed sauve in extremis Matt lorsque ce dernier se faisait emporter par la l'enveloppe brumeuse. N'en croyant pas leurs yeux, ils reprirent une activité normale jusqu'à ce que Matt se retrouve emprisonné dans une transe étrange, incapable de réagir avec la réalité.

Une nuit pourtant, l'enlèvement de Matt se produit sous les yeux de son frère. Un homme tente de l'arracher à cette brume, mais il échoue. Il promet à Jeff de revenir tout lui expliquer et de l'aider à ramener son frère de Drakmere

Madgwick et Rig sont deux guerriers, dont le rôle est de ramener le jeune Matt dans le monde des humains. Ils sont Sandustiens, nés pour protéger les rêves des enfants. Revenant auprès de Jeff, ils lui expliquent leur rôle et l'importance pour eux de trouver la porte qui mènera au royaume de Drakmere. Celle-ci, une fois franchie par les deux guerriers, restera faiblement ouverte laissant le temps à Jeff et Rhed de se décider si oui ou non ils seront du voyage.

Un premier pas dans le monde de la fantasy.

La fantasy est un vaste domaine, difficile d'ailleurs d'en faire le tour complet tant il peut y avoir de choses à découvrir. En un tome, Bernice Fischer parvient à allier l'ensemble des figures de la fantasy : des sorcières au dragon en passant par les guerriers, la magie ou les mondes imaginaires. L'imagination permet d'ailleurs de se projeter plus avant dans l'histoire.

Bien entendu, la lectrice qui sommeille en moi aurait aimé que les personnages soient plus fouillés, moins "lisses" et l'intrigue plus complexe. Mais le livre doit être replacé dans son contexte : il s'agit d'une lecture jeunesse, dont les préadolescents vont pouvoir se délecter avec plaisir et curiosité. L'histoire se compose de différentes intrigues, l'auteur y répond progressivement, ln laissant pas le jeune lecteur dans une attente majeure, mais développera en lui l'envie de découvrir leurs nouvelles aventures.

Ce qui m'a le plus plu, c'est l'aventure tissée entre des enfants et des adultes. Nombre de fois, nous voyons les enfants réussir des quêtes et des aventures seuls, aidés par des adultes de façon disparates comme dans Harry Potter, ou alors sans aucun adulte comme dans Autre Monde. Ces deux dernières sagas s'adressent également à un public plus âgé.

Cependant, la présence des adultes dans ce présent tome n'est pas qu'anecdotique : ils accompagnent, conseillent et rassurent les garçons face aux épreuves et au courage dont ils doivent faire preuve. Force du livre à mon sens, les jeunes enfants auront des repères tangibles pour poursuivre l'histoire.

Les éléments de fantasy sont bien menés : leur apparition n'est ni surchargée ni transparente : le juste poids est donné, sauf peut-être dans la description. Là encore, un jeune public préfèrera des actions plutôt que la contemplation d'une scène. Mais le pays des Sandustiens et de Drakmere manquaient parfois de représentations. Peut-être dans un prochain tome découvriront nous en tournant les pages, ces pays et personnages de l'imaginaire dessinés. Un plus pour ce genre de livre et ce jeune public.

Des personnages attachants.

Je me suis attachée assez vite à Madgwick, guerrier charismatique alliant force et compréhension, qui sera sans nul doute un bon mentor pour Jeff, Rhed et Matt. Il possède le calme nécessaire au combat, mais aussi l'empathie qui le pousse à la protection des enfants, à les comprendre et leur parler comme à un égal.

Les enfants quant à eux sont réfléchis, et très vite font preuve d'assez d'ouverture d'esprit pour faire face aux épreuves et en apprendre plus d'eux même. Angie est pleine d'humour et apporte un grain de folie très appréciable dans cet univers. Quant à Rig... Il a parfaitement la figure du sérieux. Mais qui se déride.

Le style de l'auteur est agréable, le vocabulaire abordable et les tournures de phrase compréhensibles pour le jeune lecteur. Les sentiments sont bien expliqués, et les réponses données de façon régulières afin de ne pas perdre le lecteur dans des événements successifs. Un vrai plaisir pour se familiariser avec cet univers!

En bref :

Une découverte agréable, que je conseille vivement aux parents qui auraient envie de faire découvrir la fantasy à leurs enfants, en apportant d'autres personnages auxquels ils pourront s'identifier.

Voir les commentaires

Rédigé par Sabrina.

Publié dans #Littérature Jeunesse, #Littérature Fantasy

Repost 0

Publié le 3 Avril 2016

L'émeraude oubliée

De Lina Carmen, aux éditions La Bourdonnaye, 2014, Jeunesse

Résumé :

Dans la sinistre ville de Mornia, à la végétation inexistante, seules des tours de béton grises aux dimensions célestes s’élèvent vers des hauteurs indistinctes. Un mur infranchissable empêche toute sortie de cette prison qui ne dit pas son nom, gouvernée par un dictateur, le président Percy.
Les plus riches vivent en haut des tours, dans un confort luxueux. Les plus pauvres vivent en bas, dans une brume permanente, le « smog » métropolitain.
Yan, un garçon de 15 ans, est l’un de ces indigents dont le destin est de finir ouvrier dans une usine, comme son père et son grand-père. Mais il rêve d’une autre vie. Peut-être là-haut, chez les riches ? Ou bien ailleurs qu’à Mornia. Existe-t- il un autre monde que celui-ci ? Pour le savoir, il faudrait s’échapper. C’est alors que Yan rencontre Sonia, une jeune fille de son âge, issue des niveaux supérieurs, avec laquelle il va peut-être concrétiser ses rêves. L’évasion se prépare. Cependant, Percy et ses hommes sont prêts à tout pour faire échouer ce projet.

Mon avis :

Dans un avenir plus ou moins proche, le monde a pris des dispositions particulières face aux fossés creusé par l'économie entre les personnes riches et les plus nécessiteux. Les plus riches bénéficient d'un monde agréable pour vivre, d'un air frais à respirer et d'un confort sans égal, les plus pauvres vivent et survivent dans les bas fonds de la ville de Mornia, entouré d'un brouillard permanent le "smog" : le peuple du bas fond travaille sans relâche dans les différentes usines pour faire vivre la cité. Cette pollution est perpétuelle.

Yan, jeune adolescent des bas fonds, rêve de vivre dans les niveaux supérieurs. Sa mère a quitté son père quand il était petit, et ce dernier peine à se reconstruire. Il a envie de découvrir ce qu'il y a derrière le grand mur séparant Mornia du monde les entourant. On sent tout de suite cette sensation d'étouffement et d'enfermement : Yan veut vivre autre chose et autrement. Il choisit de construire une machine pour s'échapper de cette ville.

Sonia est la fille du Président Percy et vit de ce fait dans les niveaux supérieurs. Munie d'une clé de sécurité, elle voyage dans les niveaux inférieurs et rencontre Yan. Ayant besoin de matériel particulier pour construire sa machine volante, elle lui apporte tout ce dont il a besoin. Leur amitié et leur confiance nait très vite et se tisse au fur et à mesure de l'aventure.

Très vite, la sécurité découvre que des éléments ont été subtilisés : Sonia et Yan sont pris en chasse et une course poursuite débute : Ils parviennent à leur machine et, accompagné d'un ami de Yan, Arthur, dont les agissements portent à conséquences tentent le tout pour le tout.

On ressent tout au long de la lecture dans le style parfois simpliste et la façon d'amener les différentes séquences ainsi que la rapidité des événements que la cible du lectorat est la jeunesse adolescente. Cependant, c'est cela qui anime les adolescents et plus jeune : la vitesse. En cela j'ai beaucoup aimé ce livre : le décor est placé, l'intrigue également, et il n'y a pas plusieurs intrigues secondaires qui viennent interférer avec la principale. Ainsi on ne se perd pas en conjecture, et on reste concentré sur le dénouement de l'histoire.

Les sujets abordés dans le ce livre sont variés : on y parle d'amitié, de confiance, de liberté, et surtout d'un thème qui se veut très actuel : l'environnement! Ainsi, en peu de page, l'écosystème de notre planète revient en boucle dans notre esprit : notre monde est il voué à s'auto confiné dans des villes usines pour survivre? Auront nous encore un écosystème végétal dans le futur? Cette prise de conscience pour les plus jeunes est à mon sens essentiel, davantage lorsque l'on sait qu'ils naissent et grandissent dans un monde déjà en proie à l'innovation, la rapidité des découverte et la sur informatisation.

Le style de l'auteur est adapté à la jeunesse. J'aurais aimé approfondir certains points, ou du moins que l'auteur prennent davantage de temps pour expliquer certaines situations. Mais il ne s'agit que du premier tome, et j'ai bien hâte de découvrir la suite. L'intrigue, malgré sa simplicité est touchante, adaptée à un jeune public, parfois prévisible, mais la lecture est facile, agréable et on se laisse emporter par le récit.

Littérature jeunesse, oui, mais je m'y suis très bien embarquée!

En bref:

Un dystopie environnementale adaptée aux adolescents, et qui permet d'aborder des thèmes tels que l'amitié, l'amour, la confiance, les liens familiaux accompagnés de cette réflexion sur notre écosystème. A découvrir !!

Voir les commentaires

Rédigé par Sabrina.

Publié dans #Littérature Jeunesse, #Littérature Dystopie

Repost 0

Publié le 8 Décembre 2015

Le découvreur de trésors

Merci à Babélio ​et aux Editions Salvator pour ce beau partage

De Christine d'Erceville, édition Salvator, 2015, Jeunesse, Conte

Résumé :

J'étais bien seul dans ma maison, quand un drôle de bonhomme surgi de nulle part me dit : « Pourquoi caches-tu cette pierre précieuse dans ta cheminée ? » Puis il disparut, avec la pierre dans sa main ! Vite je courus à sa recherche, à la poursuite de mon trésor. Les chapitres sont tous de la même longueur pour faciliter le découpage de la lecture du conte en plusieurs fois.
Illustration de la phrase d'Évangile « Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur » (Évangile selon saint Matthieu),

Mon avis :

Le découvreur de trésor... Un titre qui donne à l'imaginaire le goût du voyage, du plaisir et de la découverte.
Le personnage se remémore et nous conte son aventure avec un petit bonhomme qui a trouvé un trésor dans sa maison. Ce jeune garçon, un ramoneur, était tombé dans sa cheminée. Interloqué, l'homme a réfléchi au contenu de ce trésor, mais surtout à sa véracité. En pensant avoir trouvé ce dont il s'agissait, il décide de poursuivre le jeune ramoneur afin de lui reprendre son trésor.

Il rencontre des personnages atypiques et attachant et révèlent eux aussi leur rencontre avec ce jeune garçon, mais aussi de leur propre trésor. Il finit par retrouver sa trace, et à comprendre l'importance de ce trésor.

Il est facile en achevant cette lecture de faire un parallèle avec St Exupéry : tel un enseignement de vie, nous savons tous que "l'essentiel est invisible pour les yeux". Ce petit conte nous révèle la force de cette croyance et de cette vérité : nous sommes encore trop impliqué dans un formatage de cette société de consommation. Nul doute d'ailleurs que nous perdons tous quelque chose de cette authenticité à apprécier les choses simples de la vie : nous sommes habitués à notre confort et au plaisir de celui ci.

Ce conte jeunesse nous montre qu'il y a bel et bien un autre chemin possible : celui de la simplicité. Le trésor découvert par le petit ramoneur n'est pas un trésor d'une grande richesse financière, ou donnant accès à des sphère importante de la géopolitique. Il permet simplement de se rendre compte que les choses qui nous rendent heureux sont parfois des objet dont la richesse est émotionnelle, ou alors nous permet de nous révéler dans nos aspects créatifs : nous rend vivant.

Faisant partie de la collection Famille, "Le découvreur de trésors" fait partie d'un cycle de "contes pour bien grandir". En ces temps de fêtes, il est important de se remémorer ces moments simples de nos vies ou ces objets qui nous font du bien : apprend à nos enfants que l'essentiel n'est pas dans la recherche effrénée de pouvoir et d'argent est une chose importante. Il s'agit de les centrer sur les trésors qui les habitent et qui font partie d'eux mêmes.

Nous sommes tous en recherche de ce trésor, et cette lecture a achevée de me faire sourire jusqu'à la dernière ligne, car trouver le bonheur est parfois aussi simple que regarder en soi et voir qu'on abrite non pas un mais sans doute des milliers de trésors.

Encore un peu jeune car il n'a que 2ans et demi, je sais que je lirai ce livre à mon fils, pour qu'il comprenne qu'à mes yeux il a tout d'un trésor, mais qu'il comprenne aussi que ce qu'il a en lui est beau.

En bref :

Une lecture qui laisse un gout d'apaisement après lecture... A lire et relire, et à partager avec nos enfants!

Voir les commentaires

Rédigé par Sabrina.

Publié dans #Littérature Jeunesse, #Littérature Conte

Repost 0

Publié le 30 Juillet 2015

Dear Gerges Clooney, tu veux pas épouser ma mère?

De Susin Nielsen, édition France Loisir, 2013, Littérature jeunesse

Résumé:

La mère de Violette ne sort qu'avec des losers depuis son divorce. Violette n'en peut plus ,mais sa mère a désespérément envie de refaire sa vie et continue à accepter de nouveaux rendez-vous. Ce soir là ,le rendez-vous s'appelle Dudley Wiener, illico surnommé la Saucisse. Il adore les vides-greniers et les blagues nulles, et ne plait pas DU TOUT à Violette qui décide de prendre les choses en main. Elle va donc écrire à George Clooney pour lui demander un petit service et de filer Dudley :si la Saucisse a un cadavre dans son placard, elle le trouvera!

Mon avis :

Violette est une jeune fille attachante qui vit chez sa maman et part en vacances chez son père. Ses parents sont divorcés, et son père s'est remarié avec une femme plus jeune. Ils ont deux enfants. En vacances, Juliette et sa petite sœur n'ont pas le même sentiment : quand la petite sœur Rosie est en joie de voir son papa et toute sa famille, Violette ne trépigne pas de joie, grince et montre son mécontentement, jusqu'à un événement qui va mécontenter sa famille.

Nous commençons d'ailleurs la lecture par l'explication que Violette donne sur ces événements. De plus, elle nous dresse le portrait de tous les "Don Juan" qui ont été en rendez vous avec sa maman, et explique pourquoi elle doit prendre les chose en main afin de trouve l'homme idéal pour sa maman : quelqu'un qui sera parfait pour la rendre heureuse.

Léger, entrainant et qui ne se prend pas la tête, j'ai aimé cette lecture légère qui tient ses promesses. Roman jeunesse certes, mais cela fait autant de biens aux zygomatiques qu'au moral, car on en ressort rempli de bons sentiments et on aime voir Violette peiner à rendre sa maman heureuse.

Raconté à la première personne, on est vite entrainé dans l'histoire au scénario certes léger, mais qui reflète malgré tout les divers problèmes liés aux familles recomposées :

- La place de chaque parent

- La place des enfants et de ce qu'ils ressentent

- La place de la belle famille : belle mère, demi frère/sœur.

On ressent l'incompréhension de la jeune fille, et il me semble intéressant de ne pas se borner à dresser une liste de chose à changer dans l'environnement d'un enfant sans comprendre ses attentes et appréhensions.

On voit donc qu'en fonction de l'âge, les implications sont différentes : très jeunes, on perçoit le positif qui nous entoure : voyage, deux maisons, joie des retrouvailles... Mais en grandissant, on perçoit les comportements des adultes différemment et notre place d'enfant est bancale car on ne comprend pas les choses parfaitement.

Le style de l'auteur est fin, drôle et profond : Susin Nielsen parle avec sérieux et dérision de certaines situations. Par exemple, lorsque la maman reprend des rendez vous avec d'autres hommes... Beaucoup de questions, que les enfants n'osent parfois pas poser.

Mais de l'espoir, de la dédramatisation qui fait du bien pour une lecture fraiche mais sérieuse en même temps.

En bref :

Un livre jeunesse à conseiller pour les jeunes et les moins jeunes. Léger, frais et piquant, tout ce qui permet de se détendre l'esprit et les zygomatiques!

Voir les commentaires

Rédigé par Sabrina.

Publié dans #Littérature Jeunesse

Repost 0

Publié le 25 Mai 2015

La fille qui n'aimait pas les fins

De Yaël Hassan et Matt7ieu Radenac, Edition Syros, 2013, Jeunesse

Résumé:

La fille qui n'aimait pas les fins Maya est une amoureuse des livres. Elle en a déjà cent trente-quatre ! Sa mère, qui ne peut pas lui acheter tous les livres de la terre, l'inscrit contre son gré à la bibliothèque. Dans ce lieu paisible et studieux, Maya va faire la rencontre d'un vieux monsieur plein de fantaisie, qui l'intrigue beaucoup et dont elle se sent proche. Qui est réellement le mystérieux Manuelo ? La plus belle des surprises est au bout de l'histoire...

Mon avis :

Attirée par la couverture autant que par le titre, "La fille qui n'aimait pas les fins" est une belle découverte. Conseillé à partir de 10 ans, il ne faut pas d'âge pour en apprécier la douceur et l'humour, ainsi que la profondeur des thèmes traités.

Maya est une adolescente qui aime les livres tout comme son père. Ce dernier décédé trois ans auparavant laisse un vide dans sa vie. Sa maman a rencontré quelqu'un : ce dernier n'est pas féru de lecture mais de foot, et elle n'aime que les ouvrages sur les oiseaux migrateurs. Maya regrette la passion de son père pour les livres : c'est lui qui la lui a transmis.

Un matin, Maya s'inscris à la bibliothèque en compagnie de sa maman et rencontre un monsieur âgé qui lui offre un livre. Celui ci est vide, mais Manuelo lui explique que les livres sont fais d'imaginaire, et que celui ci est son livre et qu'elle peut y noircir à l'encre tout ce qu'elle souhaite.

L'histoire prend une tournure plus profonde par la suite. Ecrit en alternance avec le point de vue de Maya et ensuite celui de Manuelo ou de la maman, Les auteurs nous font voyager, nous interrogent sur les difficultés de l'adolescence, du deuil et des vérités familiales.

L'écriture est fluide, peu compliquée, et certains mot de vocabulaire expliqués par Manuelo. Cela renforce la figure de "sage" de celui ci et lui donne une aura de savant que Maya apprécie.

Les thèmes abordés sont diverses et se marient parfaitement à la réalité : les familles recomposées, la perte d'un être cher, les amours adolescents, les relations filiales et les secrets de famille. Sans culpabilité ni poids pesant sur la jeune fille, les auteurs parviennent à donner des conseils en filigrane, et à prouver qu'aimer les livres, ce n'est pas "ringard".

Un bémol pour moi : le comportement parfois très enfantin de Maya : j'ai du reprendre à deux reprises le livre pour être sur de ses 13 ans. Elle est décrite parfois de façon plus enfantine par ses réactions et réflexions.

En bref :

Un livre jeunesse qui aborde des sujets de société à la mesure de ce qu'un préadolescent peut aborder. Une lecture agréable, me remémorant certains livres lus plus jeune.

Voir les commentaires

Rédigé par Sabrina.

Publié dans #Littérature Jeunesse

Repost 0