Publié le 25 Septembre 2013

L'éternité n'est pas de trop

De François Cheng, éditions Albin Michel,

Résumé :

A XVIIe siècle, à la fin de la dynastie Ming – époque de bouillonnement et de bouleversement, où l’Occident même était présent avec la venue des premiers missionnaires jésuites en Chine -, dans un monastère de haute montagne, un homme qui n’a pas encore prononcé ses vœux se décide à quitter ce lieu de paix et de silence pour retrouver, trente ans plus tard, la seule femme qu’il ait jamais aimée.
Un roman d’envoûtement et de vérité, récit d’une passion – celle d’un « Tristan et Iseult » chinois, avec ses codes et ses interdits aussi précis que stricts – qui n’est pas seulement affaire de cœur et des sens, mais engage toute la dimension spirituelle de l’être, ouvrant sur le mystère de l’univers et le transfigurant.

Mon avis:

Déception... J'ai lu plusieurs ouvrage de François Cheng, et j'ai toujours beaucoup aimé sa prose, son sens de la poésie et du bon verbe. Mais dans ce livre, je me suis un peu ennuyée. Il a essayé de retranscrire une histoire lu dans un vieux parchemins chinois disparus.

L'histoire en elle même est intéressante : Vers la fin de la dynastie Ming, au 17ème siècle, un homme vivant dans un monastère reclus dans une montagne n'a pas encore prononcé ses vœux. Il décide de quitter ce lieu de méditation, de paix intérieure et de "zen" pour retrouver une femme qu'il a aimé il y a trente ans de cela...

Mais j'ai eu l'impression qu'il a essayé de trop magnifier l'histoire, du coup, il y a pas mal de redondance, de lourdeur dans la lecture.


il a utilisé sa plus belle plume, trop belle sans doute... Car il manque de simplicité.

En bref :

Moyen

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Rédigé par Sabrina

Publié dans #Littérature Romance

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Publié le 25 Septembre 2013

1984

Par George ORWELL, édition Folio, roman d'anticipation

Résumé :

Souriez, vous êtes filmés… Londres, 1984. Voici Winston Smith, employé au Ministère de la Vérité, chargé de réécrire l’histoire afin qu’elle s’accorde avec la version officielle. Voici les télécrans qui diffusent en permanence les messages de propagande et espionnent sans relâche chaque individu. Voici Julia, rencontrée lors des Deux Minutes de la Haine quotidiennes et obligatoires où l’on conspue le Traître Emmanuel Goldstein, qui aura maille à partir, comme Winston, avec la Police de la Pensée. Voici la novlangue qui dépouille le langage de ses inflexions subversives, qui le réduit à un rôle informatif. Et surtout, voici Big Brother, aujourd’hui passé au stade de figure mythique, symbole de la surveillance et de l’oppression totalitaire. 1984, une machine monstrueuse si habilement huilée, qui broie l’homme et les pensées, et que plus rien ne semble pouvoir enrayer. Nous n’en avons pas rêvé, Orwell l’a fait. Espérons qu’il sera le seul.

Mon avis:

Préparez vous à entrer dans un monde dont on ne ressort pas indemne. 1984 de Georges Orwell aurait pu être écrit de nos jours... Il l'a été entre 1944 et 1949... Juste après la Seconde Guerre Mondiale.

Considéré comme une référence du roman d'anticipation, il s'agit d'une oeuvre de science fiction, mais s'impose en même temps comme un témoignage du 20ème siècle, des peurs légitimes de tout citoyen. Car que cache ce livre? Une réalité : la peur omniprésente de perdre notre liberté la plus importante : celle de penser par nous même, sans une ligne directrice dictée par une politique mensongère et tétanisante.

Ce livre parle d'un monde dirigé par trois grands états à puissance égale : l'Eurasie, l'Estasie et l'Océanie. Trois grands états qui ont décidé de mener une guerre perpétuelle, c'est cependant le discours donné, car continuellement, les protagonistes se pose la question du complot : la guerre est elle réelle ou a t elle été inventée pour des fins purement politique? Si une personne pense différemment de ce que l'état a dicté pour vrai, il disparait.

L'administration reçoit des ordres pour écrier la vérité décidée par les dirigeants. cette vérité peut changer en une nuit. La vérité est dictée par les dirigeants. Le prolétaire, le "monsieur tout le monde" est mis de côté, au banc de la société. Puis disparait.

Un ouvrage qui fait froid dans le dos mais qui met en exergue une volonté de mettre en garde sur ce qui pourrait un jour arriver. On retrouve un peu cela avec V pour Vendetta : les politiques usent et abusent des médias, jusqu'à inventer des faits divers pour que le citoyens se taisent : "du pain et des jeux" disait on au temps de César... Mais aujourd’hui?

Ce livre doit être lu au lycée !

En bref :

Très bon

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Rédigé par Sabrina

Publié dans #Littérature Roman d'anticipation

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Publié le 25 Septembre 2013

Où est passée Lola Frizmuth

Par Aurélie Guerlach, éditions Gallimard Jeunesse,

Résumé :

Lola Frizmuth, dix-huit ans, un charisme hors normes et un physique de rêve, décide de fuguer vers le Japon, quelques semaines avant de passer le bac, pour retrouver Tristan, son âme sœur... Et la voilà embringuée dans une histoire trop "chelou". Dans l'avion, un gangster japonais échange la carte SIM de son portable, truffée d'infos top secret, avec celle de Lola. Résultat : arrivée à Tokyo, Lola, qui ne connaît pas un mot de japonais, n'a plus un seul contact dans son téléphone. Des types armés en costume rayé la talonnent. Et Tristan est dans les bras d'une autre...

De la repartie, pas mal d'autodérision et une bonne dose d'inconscience, Lola Frizmuth ne passe pas inaperçue et c'est pour ça qu'on l'aime.

Mon avis :

Lola Frizmuth a dix-huit ans, un charisme et une répartie hors normes et un physique à faire pâlir un mannequin. Sur un coup de tête, elle décide de se rendre au Japon pour voir le garçon dont elle est tombée amoureuse : Tristan. Au diable le bac et la famille : son âme sœur l'attend.

Certes, ce n'est pas un livre qui gagnerait le prix Gongourt... Mais qu'est ce que j'ai pu rire !!! Aurélie Gerlach, qui aime beaucoup le Japon a su dépeindre avec humour les aventures de cette jeune fille. De l'autodérision, de la répartie, de l'inconscience, du cynisme, et hop, vous voilà redevenu l'espace de la lecture une adolescente....

Le Japon est connu pour sa culture qui est animée du respect de ces coutumes, mais aussi de la frénésie du "maintenant", des nouvelles technologies et d'une société toujours mouvante. On s'amuse tout de même à voir ce parallèle entre cette lecture légère et le sérieux parfaitement nippon!

Mais je ne peux résumé qu'ainsi ce livre, un moment dévasion, léger qui permet au quotidien de se dérider. A lire pour jeunes et moins jeunes, ne pas se priver de bon moment :

En bref :

Bon!

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Rédigé par Sabrina

Publié dans #Littérature Humour, #Littérature Aventure

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Publié le 25 Septembre 2013

Le bureau des chats

De Kenji Miyazawa, éditions Philippe Picquier, 2009

Résumé :

Un recueil de contes inédits par l'une des grandes figures littéraires du Japon, dont l'humour et le merveilleux ont toujours, comme chez Andersen, une résonance intime et douloureuse. Dans un univers de fantaisie et de mystère, ces histoires ont parfois la saveur des fables et ce sont souvent de vrais drames qui ont lieu, dont les protagonistes sont des enfants, des animaux, des plantes ou même des étoiles. Ce n'est pas dans l'intention de divertir les enfants qu'il les écrivit : il portait en lui la nécessité d'écrire ces contes destinés à un âge universel.

Mon avis :

Le bureau des chats de Kenji Miyasawa est un recueil de contes mêlant humour et imaginaire grandiose d'un grand auteur japonais. Le plus est qu'il met en scène des animaux ou des plantes qui ont les mimiques, défauts et excès des humains, mais aussi le plus souvent leur douceur et leur originalité!

Léger et poétique, ce livre est une invitation à l'imagination, chaque page découvrant des récit touchant, dénonçant les travers des humains avec enthousiasme et intelligence.

Je suis une grande fan de la littérature japonaise, car on y retrouve ce qui manque à nos cultures occidentales : une poésie légère et sincère, un rythme comme soufflé par le vent de l'imaginaire.

Miyasawa encourage l'auteur à se poser les bonnes questions, à se défaire aussi d'une lourdeur du quotidien. La nature y est héroïne, les animaux des héros. La lutte du bien contre le mal est vivace et est loin de notre image manichéenne de la vie, même si elle s'en rapproche. Il n'y a pas, comme pour La fontaine, une petite parole de morale, le conte entier est morale!

Ainsi, on suit avec amusement les aventures des deux frères jumeaux vivants dans le ciel et subissant les affres de la constellation du scorpion.

Un bureau des chats qui bizarrement, me fait vraiment penser à une administration pernicieuse, dont les dialogues entre les employés "poilus et matous" sont un brin caustique. Un petit clin d’œil justement au fameux salary men japonais.

Il n'y a pas d'âge pour lire ces comptes, et je pense même qu'il s'agit d'une bonne occasion de lire à nos enfants autres choses que les mondes merveilleux de Disney : une alternative justement pour ouvrir d'avantage à la curiosité. Bon voyage dans l'imaginaire et ça j'insiste!

En bref :

Excellent!

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Rédigé par Sabrina

Publié dans #Littérature Conte

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Publié le 25 Septembre 2013

Le confident

D'Hélène Gremillon, chez Plon, 2010, Roman

Résumé :

Camille vient de perdre sa mère. Parmi les lettres de condoléances, elle découvre un étrange courrier, non signé. Elle croit d'abord à une erreur mais les lettres continuent d'arriver, tissant le roman de deux amours impossibles, de quatre destins brisés. Peu à peu, Camille comprend qu'elle n'est pas étrangère au terrible secret que cette correspondance renferme. Dans ce premier roman sur fond de Seconde Guerre mondiale, Hélène Grémillon mêle de main de maître récit historique et suspense psychologique. "Le confident" a obtenu cinq prix littéraires et été traduit en vingt-sept langues.

Mon avis :

Depuis mai 2013, je suis maman d'un petit garçon. J'ai lu "le confident" d'Hélène Grémillon au début du mois de septembre 2013.

Mon conseil? Ne pas lire ce livre lorsqu'on est en plein dans cette période fragile post natale où nous sommes encore une boule d'hormones! Car ce livre est plutôt difficile à encaisser.

Peu avant la seconde guerre mondiale, histoire de confession, d'une femme qui ne peut avoir d'enfant, d'une femme qui lui propose de porter un enfant pour elle, de le lui "offrir", de le perdre, de le retrouver, de se perdre parmi des sentiments très complexes liés à la maternité.

Je salue le brio de cet auteur : Hélène Grémillon a su présenter avec une douloureuse tendresse le lien unissant une mère à l'enfant qu'elle porte.

Alors n'allons pas polémiquer sur les mères porteuses, cela n'est pas du tout le propos (personnellement si cela est bien encadré je suis pour).

J'en suis ressortie troublée, interrogative face à ces nombreuses situations et sensations que peu vivre une femme enceinte.

Le livre a une construction différente du roman classique : parole est donnée à différents protagonistes :

- Camille qui reçoit des lettres d'un ou d'une inconnue et qui pense que cela est pour une publication

- Louis, un homme qui semble avoir énormément de choses à confier

- Annie, jeune provinciale dont la façon un peu naïve de prendre la parole est subjuguée par une douceur triste

- Madame M, qui dénoue la vérité, explique, cherche des raisons à l'histoire vécu.

J'aurais beaucoup de difficulté à expliquer l'histoire sans trop en dévoiler car cela m'a vraiment prise au corps... et au cœur

En bref :

Un roman difficile, émotionnel, captivant et qui me fait grandir! Une pépite!

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Rédigé par Sabrina

Publié dans #Littérature Roman

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Publié le 25 Septembre 2013

Dieu est un pote à moi

De Cyril Massarotto, Xo édition, 2008, roman.

Résumé :

Pour élire son confident, Dieu n'avait que l'embarras du choix. Comment expliquer qu'il est opté pour un modeste vendeur, au quotidien banal et sans relief ? Dieu seul le sait et pourtant, au fil de leur conversation, une véritable amitié se noue entre eux... Quand le narrateur rencontre derrière sa caisse Alice, jolie étudiante en psychologie, quelques coups de pouce de son nouveau meilleur ami vont faire des miracles. Et ce n'est que le début !

Mon avis:

N'avez vous jamais eu envie de rencontrer... Dieu !

J'aurais sans doute pas mal de question à lui poser, comme une enfant : "pourquoi les hommes s'entretuent? Pourquoi les maladies existent? Pourquoi le père Noël n'existe pas? Pourquoi Pourquoi Pourquoi...."

Eh bien notre personnage a eu cette chance : Il rencontre Dieu qui lui révèle certains secrets de l’existence, lui donne des conseils de drague, et le soutient dans les moments difficiles.

Il n'est pas question ici de juger les rapports entre l'Homme et Dieu. Au contraire, malgré certaines critiques que j'ai pu lire, cela permet plutôt de se reposer des questions sur ses propres croyances. Qui suis je? D'où je viens? en quoi je crois? Peut être en Dieu (peu importe le nom qu'on lui attribue) ou peut être en rien...

C'est un livre émouvant, qui se lie facilement, qui n'est certes pas une grande œuvre littéraire, mais il permet de passer un bon moment car il se lit vite, est remplie d'humour, et nous permet, quelques heures, de se plonger dans la vie d'un quidam et de se demander : et si c'était moi qui rencontre Dieu, comment je réagirais...?

Je conseille ce livre aux personnes trop sérieuses et qui ont un véritables besoin de se déconnecter de leur réalité... Eh oui, à lire que des livres sérieux, on en devient vite l'esclave... Car l'un des buts du livre, c'est de nous permettre de nous évader!

En bref :

Une merveilleuse découverte, un roman léger qui nous fait voyager et réfléchir...

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Rédigé par Sabrina

Publié dans #Littérature Roman

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Publié le 25 Septembre 2013

Le soleil des Scorta

De Laurent Gaudé

Résumé :

La lignée des Scorta est née d'un viol et du péché. Maudite et méprisée, cette famille est guettée par la folie et la pauvreté. A Montepuccio, dans le sud de l'Italie, seul l'éclat de l'argent peut éclipser l'indignité d'une telle naissance. C'est en accédant à l'aisance matérielle que les Scorta pensent éloigner d'eux l'opprobe. Mais si le jugement des hommes finit par ne plus les atteindre, le destin, lui, peut les rattraper. Le temps, cette course interminable du soleil brûlant les terres de Montepuccio, balayera ces existences de labeur et de folie. A l'histoire de cette famille hors du commun se mêle la confession de sa doyenne, Carmela, qui résonne comme un testament spirituel à destination de la descendance. Pour que ne s'éteigne jamais la fierté, cette force des Scorta

Mon avis :

J'ai découvert Laurent Gaudé grâce à ma belle mère. Écriture poétique, transcendante, ce livre nous raconte l'histoire d'une famille née d'un viol, donc née dans la honte. Il insiste particulièrement sur les liens que tissent les membres d'une fratrie, jusqu'au mensonge, jusqu'au sacrifice. De page en page, Gaudé nous dépeint avec douceur des sentiments tel que la haine, la souffrance, la solitude, l'abnégation, ce qui fait la richesse de ce livre.

Il nous emmène avec lui dans une Italie de tradition, où la fierté et la volonté mènent les gens et leur permettent de s'en sortir. C'est un livre bouleversant, plein de sensibilité qui dépeint le paysage rude de l'Italie du sud.

Je conseille cette lecture à tout le monde, enfant comme adulte. Il se lit rapidement, sans aucune envie de "lacher le morceau"!

En bref :

Une plume superbe à découvrir!

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Rédigé par Sabrina

Publié dans #Littérature Roman

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