Publié le 3 Juin 2016

Bonjour à vous abonnés au fil d'actualité du blog, bonjour aux visiteurs de passages.

Un petit mot pour vous informer que "lecturedaydora" déménagent à une nouvelle adresse. Pour des raisons qui me sont propres, je ne parvenais plus à être en adéquation avec les différents thèmes proposés ni aux couleurs... Bref, j'avais besoin d'un espace qui reflète non seulement mes lectures, mais également l'ambiance livre qui se rapproche de moi.

Bien entendu, les articles sont sauvegardés et déjà disponibles dans leur intégralité en ce qui concerne les livres. Il ne reste que quelques articles "Blabla" qui doivent encore déménager.

Les différents liens sur les sites comme Babélio, Livraddict et autres que je côtoie seront mis à jour progressivement cette semaine et la semaine prochaine. Il y a une centaine de livres à référencer.

J'espère vraiment vous retrouver dans ma nouvelle aventure livresque à cette adresse :

"Les lectures d'Aydora".

Bah oui je garde le même nom ^^ Ce pseudo me suit depuis tellement d'année :-) et pour les curieux à qui je n'avais pas répondu, il vient de "Alya Aydora" : un pseudo que j'ai créé pour différents jeux. ^^ Voilà.

Je vous dis à très bientôt, portez vous bien, mes fils d'abonnements ne changeront pas, j'aurais encore l'occasion de venir vous voir dans vos blogs respectifs pour ceux qui en tiennent un, pour les autres, on garde contact par mail :-)

A bientôt.

Sabrina

Voir les commentaires

Rédigé par Sabrina.

Repost 0

Publié le 1 Juin 2016

Bila lecture : mai 2016.

Bonsoir à tous.

Nous sommes le 1er juin, nouveau mois dit bilan du mois passé.
Mai a été un mois difficile d'un point de vue personnel, ma santé est un peu ébranlée et les livres m'aident à me changer grandement les idées ! Du coup, j'ai lu, beaucoup lu, et chroniqué, un peu moi que prévu, mais fatigue oblige, je prends mon rythme. Les mots soignent les maux et permettent de garder la tête stable, même si les moments de découragements peuvent sembler nombreux et plus facilement présent. Mes lectures ont été plutôt ecclectique encore une fois, avec une initiation à la science-fiction, mais aussi de la littérature jeunesse... Bref, j'ai permis à ma tête de s'abreuver de nombre d'univers pour voyager et ne pas rester dans le brouillard.


"Nouveau Monde" de Bertrand Passegué
"Le chant des orques" de Antje Babendererde
"La petite marchande de rêve" Maxence Fermine
"La poupée de porcelaine" Maxence Fermine
"La fée des glaces" Maxence Fermine
"On m'a dit" Enel Tismae et Malice Zambaux
"La sagesse de la mer" de Björn Larsson
"Le métier d'homme" d'Alexandre Jollien
"Le dédale du passé" de James Scudamore
"Le monde sensible" de Nathalie Gendrot
"Aux petits mots les grands remèdes" de Michaël Uras
"Les grandes jambes" de Sophie Adriansen
"Ceux qui restent" de Marie Laberge
"A l'ombre des cerisiers" de Dörte Hansen
"Ekho monde miroir BD tome 1" de Arleston et Barbucci
"Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants" de Mathias Enard

Mais ce mois de mai a aussi été le mois où mon petit Loulou a eu 3 ans !! Il grandit, devient de plus en plus autonome, mais que mon cœur fond lorsque je l'entend juste me dire "Maman, je t'aime"!
Pour l'occasion, sortons les recettes de cuisine ! J'ai mis 2 jours, mais j'ai réussi des gâteaux dont je suis fière. J'ai réussi le gâteau que l'on a dégusté en famille le soir de son anniversaire, et j'ai également essayé des recettes dénichées sur le net sur le site d'un amateur pas si amateur que ça : Hervé Cuisine et sa recette de Cake à la vanille pour les enfants à la crèche. J'y ai ajouté un glaçage au citron et des minies meringues.
En tout cas, ces recettes étaient à la fois savoureuses et peu sucrées, l'avantage de les faire soi-même ^^.

Pour le mois de juin, j'ai déjà plusieurs livres de prévus, mais je ne me fais jamais de PAL. J'ai beaucoup de mal avec ce concept de faire une PAL pour le mois suivant... J'aime lire en fonction de mon feeling et de mes envies, tout simplement.

Durant ce mois, j'ai tout de même eu un sacré coup de cœur pour "Ceux qui restent" de Marie Laberge aux éditions Stock. Je vous en conseil la lecture ! Apparemment, ce ne serait pas son meilleur livre... Du coup, j'ai hâte de découvrir sa trilogie!!

À très bientôt !

Sabrina

Si vous désirez la recette du gâteau à la crème, elle est terriblement simple, n'hésitez pas à me la demander ^^.

Cake à la vanille glaçage citron et meringue. Gâteau maison à la crème.
Cake à la vanille glaçage citron et meringue. Gâteau maison à la crème.

Cake à la vanille glaçage citron et meringue. Gâteau maison à la crème.

Voir les commentaires

Rédigé par Sabrina.

Publié dans #Bilan

Repost 0

Publié le 1 Juin 2016

Ceux qui restent, Coup de coeur

Merci à Babelio et aux Editions Stock pour la découverte de ce livre.

De Marie Laberge, éditions Stock, sortie le 04 mai 2016, roman.

Résumé :

En avril 2000, Sylvain Côté s’enlève la vie, sans donner d’explications ni à sa famille ni à ses amis. Il ouvre une trappe sous chacun des siens. Ce garçon jeune à qui tout semble réussir disparaît et nul ne comprend.
Des années plus tard, sa femme Mélanie s’accroche à leur fils Stéphane, aujourd’hui devenu un fier jeune homme qui s’égare ; son père Vincent est parti vivre près des arbres muets ; sa mère Muguette a laissé échapper le peu de vie qui lui restait. Seule la si remuante et désirable barmaid Charlène, sa maîtresse, continue de lui parler de sexe
et d’amour depuis son comptoir.
Ce n’est pas tant l’intrigue, si bien menée dans ce suspense psychologique, qui fait la puissance hypnotique du roman de Marie Laberge. Écrivain et dramaturge, elle joue à mettre en scène. Elle place l’absence de Sylvain, présente jusqu’à la douleur, au centre d’une ronde des ses personnages, qui parlent, se déchirent, s’esquivent, dans une langue chahutée, turbulente, hérissée comme une bête, qui charrie les émotions et les larmes, les soleils et les banquises, atteignant le lecteur au cœur.

Mon avis :

Sylvain s’est suicidé. Il n’a pas laissé de mot expliquant son geste, son comportement des derniers jours ne donnaient pas à penser qu’un tel geste allait survenir. Maryline-Lise, son épouse, Vincent, son père, Charlène, sa maîtresse prennent tour à tour la parole et évoque les souvenirs avec Sylvain : son enfance, leur rencontre, leurs ébats. Ils se posent bon nombre de question sur les raisons qui l’ont conduit à ce geste.

Il y a son fils, à qui Maryline-Lise ne parvient pas à dire la vérité, qui grandira sans son père. Vincent devient alors une figure masculine importante, passant du temps avec eux, sans questionner, sans passer son temps à revenir sur cette perte tragique. Sa vie a été entachée par la solitude très tôt : elle a été élevée sans père ne sachant qui il était. Ses conditions de vie n’étaient pas roses avant la rencontre avec Sylvain. Ils se mariaient lorsqu’elle tomba enceinte.

Son père Vincent se raccroche et essaye de comprendre. Il va jusqu’à rencontrer chaque personne qui a fait partie de la vie de son fils, il posera des questions, tentera de trouver des raisons pouvant expliquer ce geste.
Charlène est plus écorchée dans son discours, l’auteure utilisant un québécois parlé et parfois vulgaire. On se rapproche de sa souffrance, tant elle tente de la mettre loin d’elle.

Sa mère, perdue depuis son décès n'est plus elle même. Elle ne se raconte pas, son mari s'en charge pour elle, le narrateur également.


Face au suicide d’une personne proche, sans mot ni explication, les interrogations finissent par abreuver le quotidien : pourquoi a-t-il fait ça ? La famille et les amis se trouvent désemparés. Mais chacun a sa propre façon de réagir face à ce deuil brutal. Aussi difficile que la perte de l’être aimé, le silence entourant sa disparition provoque des sentiments divers chez chacun : culpabilité le plus souvent des cas, colère, incompréhension.

Commencer un roman par : « Tu baisais comme un enragé, comme une bête enragée. Ça me convenait. Disons que les minou-cheries, C’était pas ton genre. A l’époque, je me posais pas de questions. Je voulais juste être sûre que je faisais bander »… C’est un peu rude. Et pourtant ! Lorsque Charlène prenait la parole, je comprenais qu’elle ne faisait pas semblant, pas de chichi, elle parlait comme elle vivait. Le parlé québécois comme je l’ai souligné plus haut et le langage parfois vulgaire donne une couleur différente lorsqu’elle prend la parole. On navigue entre ce phrasé et la souffrance lorsque son père prend la parole.


Le grand absent est un personnage central.

Sylvain est le grand absent du livre, mais il en est également l’un des personnages principaux. On découvre sa vie au fil des pages racontée par son épouse, son père, sa maîtresse. On le devine, sans jugement, mais toujours dans une incompréhension latente. Il est l’élément qui déclenchera le chamboulement de plusieurs vies. Dont celle plus particulièrement de sa maman qui perd ses repères et sa raison progressivement.


Une écriture haute en couleur.

Je découvre le style de Marie Laberge. Je n’en suis pas déçue, n’étant pas habituée aux lectures plus « crues », j’ai été choquée, interloquée, surprise, méfiante, attendrie, stupéfaite, peinée, abasourdie… Bref, j’ai vécu le roman en passant par différentes couleurs émotionnelles. L’effet de nouveauté pour moi sans doute, mais aussi ces personnages simples, parlant du quotidien, exprimant juste ce qu’ils sont et ressentent. Les livres ne doivent pas être uniquement des livres incroyables avec des histoires grandioses. Parfois, le quotidien est tout aussi riche.


L’humain.

Au centre de toutes cette histoire, les relations humaines sont mises en avant : les liens qui se nouent, les incompréhensions que l’on oppose, mais surtout la vie après ce drame : Ceux qui restent, que font ils de leur vie ? Il faut la poursuivre, mais lorsque la raison du geste est inconnue, la frustration est grande. Mais la leçon de vie également.


Un coup de cœur pour les émotions qu’il m’a fait vivre.

En bref :

Coup de cœur ❤💕. Un livre qui est plus qu'un livre. Découvrir dès le départ cette prose atypique. Je n'y suis pas habituée et j'ai adoré. Ce rythme, ces vies qui se croisent et qui ont de commun cette incompréhension et cette souffrance de perdre quelqu'un... que dire aussi de tous ces sentiments exprimés de façon si bruts et si réels. Marie Laberge a malmenée mes sentiments et mes émotions avec délice. On y parle d'amour, on y parle de perte et on y parle de la VIE.

Voir les commentaires

Rédigé par Sabrina.

Publié dans #Littérature Roman

Repost 0

Publié le 31 Mai 2016

A l'ombre des cerisiers

Merci à NetGalley et aux éditions Kero pour ce partenariat.

De Dörte Hansen, traduit de l’allemand par Elisabeth Landes, éditions Kero, sortie le 05 mai 2016, Récit.

Résumé :

C’est au printemps 1945 que la petite Vera voit pour la première fois la vieille ferme perdue au cœur d’un immense verger. Sa mère et elle viennent de traverser à pied une Allemagne en ruines.
Soixante-dix ans plus tard, Vera, qui occupe toujours la maison, voit débarquer à son tour sa nièce, Anne, en pleine rupture amoureuse, et son jeune fils Léon.
Les deux femmes, fortes têtes et solitaires, vont affronter ensemble une histoire familiale traversée de secrets et de non-dits. Sauront-elles redonner vie à ces murs hantés par les chimères du passé ? Pour cela, il faudra d’abord apprivoiser les habitants du village qui ne manquent ni de caractère ni d’originalité...
Avec beaucoup de tendresse et un humour mordant, ce premier roman brosse le portrait de deux femmes indépendantes qui vont trouver ce qu’elles ignoraient chercher : une famille.

Mon avis :

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, Véra et sa mère se retrouvent décide de quitter la Prusse orientale en venant s’installer en Allemagne. Dans le « Vieux Pays » au nord, les habitants parlent le « platt », patois locale. Elles trouvent refuge chez une fermière, Ida Eckhoff, qui accepte ces réfugiées « Pollack ». Véra grandit dans cette grande demeure qu’elle se refuse de quitter.
Véra exerce en tant que dentiste dans ce même village, et vit toujours dans cette maison qu’elle refuse de quitter. Elle arpente les pièces et ne les modifie pas, gardant en mémoire les traces du passé. Malgré la froideur des murs, l’inconfort, elle se sent chez elle. Mais cette maison ouvre à nouveau ses bras pour de nouvelles personnes : Anne, la nièce de Véra et son fils Léon. Celle-ci vient se réfugier chez Véra suite à une situation conflictuelle dans son couple. Anne et Véra communiquent parfois par des silences entendus. Et à l’ombre des cerisiers se déroulent des moments difficiles aux émotions intenses.

Au travers de ces vies, l’auteure dresse des portraits mélancoliques, rudes, bruts de ses personnages. L’identité est un fil conducteur dans ce livre, mais aussi les liens familiaux, les liens humains dans une petite région d’Allemagne à la campagne. Les personnages y sont toujours dépeints avec respect.
Véra est sans doute le personnage le plus énigmatique : sa volonté de solitude, ses choix, ses décisions la rendent touchante, humaine. Les liens familiaux expliqués dans le livre sont un enchevêtrement d’histoires et de souvenirs épars et le plus souvent tristes. Véra a la personnalité de la maison qu’elle habite : froide et austère, mais qui regorge d’une chaleur insoupçonnée. Anne est un personnage plus secondaire qui m’a plu surtout dans sa pudeur. Quant à l’espièglerie de Léon, elle permet des touches apaisantes pour la famille.
Une quête d’identité sur fond d’histoires de femmes, permettant à plusieurs générations de s’exprimer à des époques différentes. Il sera plus question ici des séquelles de la Seconde Guerre mondiale, comme pour Karl, le fils d’Ida.

L’entrée dans le livre était complexe, car il y avait beaucoup d’informations diverses et importantes dès le début du livre, cela était parfois même lourd de reprendre le début du chapitre, mais au fur et à mesure, aidés de chapitres courts, on s’habitue au style de l’auteur et on est attentif aux détails comme les cerisiers, l’importance de la maison comme fondation de l’identité des personnages. Un livre fort, triste, mais touchant et puissant dans les émotions qu’il exprime.

Un petit mot sur l'objet livre : j'aime particulièrement celle ci qui donne à l'objet livre une beauté poétique.

En bref :

Un livre riche en émotion, une quête d'identité au sortir de la Seconde Guerre Mondiale dans un petit village au Nord de l'Allemagne. Dörte Hansen évoque tout en pudeur les souffrances de ses personnages avec rationalité. Un premier roman percutant malgré un début de roman beaucoup trop riches en informations.

Voir les commentaires

Rédigé par Sabrina.

Publié dans #Littérature Récit

Repost 0

Publié le 22 Mai 2016

Les grandes jambes

Merci à NetGalley et aux éditions Slalom pour m'avoir permis de connaitre ce livre.

De Sophie Adriansen, édition Slalom, jeunesse, sortie prévue le 9 juin 2016, Jeunesse.

Résumé :

Marion, collégienne en pleine croissance, est obsédée par la longueur de ses jambes qui n’en finissent pas de s’allonger, rendant la recherche d’un jean qui lui aille bien extrêmement délicate. A l’âge des complexes, des premiers émois amoureux et de la construction de l’image de soi, être hors cadre se révèle parfois difficile, voire douloureux. Comment attirer les regards de Grégory, dont elle est amoureuse, avec un pantalon qui lui découvre les chevilles ?

Mais alors que le collège part en voyage scolaire à Amsterdam, Marion profite de cette occasion pour élargir son horizon. Elle approfondit sa passion pour l’art, notamment en découvrant in situ le célèbre tableau La Ronde de nuit, et met en perspective ces contrariétés d’adolescente née après l’an 2000 en visitant la maison d’Anne Frank.

Mon avis :

Marion est adolescente, et comme toutes les jeunes filles de son âge, elle se soucie de son apparence physique. Marion est grande, très grande, et sa croissance semble ne pas vouloir s'arrêter. Pour elle, la difficulté de trouver un pantalon à la taille de ses grandes jambes se rajoute celle de faire face aux moqueries de ses camarades. Loin d'être seule, sa meilleure amie, Charlotte, ne voit en elle que l'amie et la confidente.
Lors d'un voyage à Amsterdam avec sa classe, le tableau de Rembrandt sur lequel elle rédige un exposé avec Charlotte, La ronde de nuit, lui permet de faire son introspection, mais aussi de se rapprocher de Grégory, le jeune homme qui fait battre son cœur.

J'ai découvert Sophie Adriansen avec "Mon sourire pour guérir - Sauvée par un veilleur de vie". Ce témoignage fut lumineux, humain et portait un message fort. Je retrouve avec "Les grandes jambes" ce besoin de faire passer un message.
L'adolescence est un moment difficile : le corps se développe, notre identité s'affine, et parfois, nous avons du mal à nous définir. L'adolescence, c'est le moi en devenir. Mais lorsque nous ne faisons pas partie de la "norme", les plus critiques seront les autres adolescents, mais plus encore, nous-même. Nous aimerions ressembler à un idéal. Le personnage de Marion explique dès le départ qu'elle souffre de sa grandeur, pas uniquement du regard des autres, mais surtout dans ses difficultés à s'habiller comme tout le monde avec un jean. Ce problème, à première vu futile, n'est pas à voir avec nos yeux d'adulte : l'importance pour un jeune, ce n'est pas d'être forcément mature pour son page, mais d'être accepté par les autres.
Progressivement, Marion se rend compte que cela prend beaucoup de place dans son quotidien : est-ce qu'on va voir mes chaussettes ? Et arrive ce voyage à Amsterdam dans le cadre d'un travail scolaire. Marion prend conscience que sa "différence" ne l'est pas forcément dans ce pays.

Ce qui m'a gênée, ce fut des paroles que Marion a tenues au début du livre pour une vendeuse trop ronde. Mais au final, les réflexions qu'elle s'est faites sont également une preuve qu'à cet âge, on ne se rend pas compte que les mots blessent. Elle-même qui souffre des moqueries de ses camarades est capable de blesser par ses mots.

Le thème de l'identité dans un livre jeunesse me semble important : se chercher, se connaître, se comprendre est un cheminement compliqué, mais il est nécessaire d'avoir une vraie ouverture d'esprit. Marion n'est pas exclue des autres camarades, elle vit simplement une situation difficile pour elle, et celle-ci est racontée sans minimiser ni exagérer les événements, ce qui est vraiment appréciable.
L'amitié, l'amour sont des thèmes également présents dans ce livre et cela m'a ramenée avec nostalgie à mes années collège et lycée... Autre époque, mais même problématique.

Le plus de ce livre ? Il nous intéresse à l'ART! J'ai trouvé cela original et très bien menée de ne pas ramener le quotidien adolescent à la musique, aux films ou autres activités souvent exposées. Mais l'art, Rembrandt, cela donne au livre une autre portée : intéresser le public à son ce peintre ! Réussi pour ma part, car je suis allée jeter un œil sur l'œuvre !

En bref :

Un livre sur l'identité, l'amitié, et l'art. Tout cela écrit avec simplicité par une auteur nous parlant de sa propre expérience. A offrir à tout adolescent !!

Voir les commentaires

Rédigé par Sabrina.

Publié dans #Littérature Jeunesse

Repost 0

Publié le 20 Mai 2016

Aux petits mots les grands remèdes

Merci à NetGalley et aux éditions Préludes pour m'avoir permis de découvrir ce livre.

De Michael Uras aux éditions Préludes, sortie prévue le 01 septembre 2016, littérature Thérapie.

Résumé :

Alex a choisi d'exercer un métier peu commun : bibliothérapeute.
Il tente de soulager les maux de ses patients grâce à la littérature. Parmi eux, Yann, un adolescent malmené à l'école, qui refuse de s'ouvrir au monde, le cynique Robert Chapman, étouffé par son travail, qui a oublié comment parler à sa femme et Anthony Polstra, le célèbre joueur de foot qui refuse de s'avouer certaines de ses passions.
Mais si Alex se montre doué dans sa profession, il doit bien reconnaître que sa vie privée laisse à désirer...
La littérature pourra-t-elle aider le bibliothérapeute lui-même ?
La clef du bonheur se trouve-t-elle entre les lignes des ouvrages qu'il a tant aimés ?
En convoquant les auteurs qui ont copté, Michaël Uras propose sous une plume vive et légère, une histoire revigorante et moderne qui rend hommage aux mots, ceux des autres, ou ceux que chante notre petite musique intérieure.

Mon avis :

Soigner les maux par les mots. C'est le métier d'Alex qui est bibliothérapeute. Tout au long du livre, nous partageons son quotidien et ses rencontres avec trois patients :

- Yann, un jeune homme victime d'un accident dont les rapports avec sa mère sont dans la surprotection.
- Polstra, un joueur de foot qui se cherche et tente de trouver sa voie.
- Chapman, un homme pressé, courant après le temps qui lui manque et qui aimerait que les rapports avec son épouse puissent redevenir chaleureux.

Alex partage également son quotidien, ses relations avec sa famille, sa mère plus particulièrement qui n'a jamais été d'un grand secours dans sa vie, ses tantes avec qui il n'entretient pas de rapports très cordiaux. Et il y a Mélanie, cette femme qu'il aime, continue d'aimer malgré la rupture.

Un livre parlant des livres et mettant en avant leur bénéfice, intellectuel ou émotionnel ? J'adhère ! Mais ce livre, loin d'un cliché, fait résonnance à un fait d'actualité : de plus en plus de thérapeutes utilisent les livres. Il plaira davantage à un public féru de lecture et de conseil littéraire. Mais je suis certaine qu'il trouvera sa place dans certaines bibliothèques.
Michael Uras écrit avec douceur, et nous emporte dans ses souvenirs littéraires avec délice. Le livre regorge d'ailleurs de titres de livres et d'auteurs qui ont réussi à aiguiser ma curiosité. Force, mais également faiblesse, car il y a une redondance à parler d'un livre et de retrouver les mêmes informations qu'Alex avait déjà donné dans le livre. Ces informations auraient pu se retrouver à la fin du livre pour un meilleur confort de lecture, Alex donnant les informations dans l'histoire, ajoutant de l'intérêt pour ses connaissances.

J'ai foi au pouvoir des mots depuis longtemps, et je reste persuadée qu'un livre est en capacité de changer une personne et lui redonner foi en lui ou une énergie nouvelle pour faire face à ses problèmes. Alex est capable de citer quasiment un livre pour chaque demande, et pas forcément des classiques. Il n'a pas de pouvoir particulier hormis celui d'éclairer l'horizon de la personne et de l'amener à la bonne réflexion. Ainsi, chacun de ses patients parvient à se retrouver dans les personnages, permettant d'avancer sur leurs chemins. Les mots soignent, et le livre permet au lecteur de prendre conscience de cet atout à la littérature.

Quatre arcs principaux jalonnent le livre : Alex et ses trois patients, Alex et Mélanie. J'ai apprécié ces différents arcs narratifs, même si j'avais aimé suivre une histoire après l'autre. Les mélanger, c'est suivre le rythme de vie d'Alex, ses journées, entre ses préoccupations personnelles et les réflexions sur ses patients. La relation avec Mélanie, loin d'être morose, donne de l'énergie à Alex : il espère, tente, et ne baisse pas les bras. Sera-t-il récompensé?

Dans les thèmes abordés, nous retrouvons cette relation avec la mère, qui est présente à la fois chez le bibliothérapeute, mais aussi chez l'un de ses patients, Yann. Les réflexions d'Alex durant son suivi se rapportent d'ailleurs souvent à sa propre mère, et on observe son cheminement pour parvenir à se détacher de son vécu pour en éviter les douleurs.
Les livres associés aux patients trouvent leur place : le parallèle est évident et sert à Alex pour les faire au mieux cheminer. Les mots ont un pouvoir tout particulier, il suffit d'ouvrir un livre et trouver celui qui remuera en nous des sensations fortes. "Aux petits mots, les grands remèdes" ne donne pas mauvaise presse aux autres thérapies et Alex connaît bien les limites de sa prise en charge.

En bref :

Une lecture légère, mais qui pousse tout de même à la réflexion sur notre quotidien. Un livre généreux en proposition littéraire, et une vision de la bibliothérapie ou comment soigner les maux par les mots. Un livre "médicament".

Petit plus ? A la fin du livre, vous trouverez des explications supplémentaires données sur les livres conseillés par Alex.

Voir les commentaires

Rédigé par Sabrina.

Publié dans #Littérature Thérapie

Repost 0

Publié le 20 Mai 2016

Le monde et les livres.

Bonjour amis lecteurs (rices).

Aimez-vous voyager ? Changer d'horizon ? Être malmenés par des récits sortant de votre zone de confort ?

La lecture a depuis toujours été une fenêtre ouverte sur des mondes dont l'imagination n'avait pas de limite : lire, s'imprégner, repenser et vivre les émotions et les différentes scènes. Se transformer en compagnon torturé ou en aventurière des temps modernes, et aller jusqu'au fin fond de la Galaxie.

Mais sortir de sa zone de confort, c'est faire des expériences littéraires à la fois uniques, mais refaisables. Ainsi, la littérature a ce pouvoir de recéler en elle bon nombre de trésor. Il suffit d'ouvrir la porte d'une librairie ou d'une bibliothèque et se laisser guider non pas vers ce qui nous attire, mais vers l'inconnu.

Depuis un an, j'essaye d'élargir mes horizons et découvrir des pays ou des auteurs. Pari gagné, car cela m'a permis de découvrir des univers totalement différents. Et du froid de Norvège en parcourant les déserts de Russie, j'ai voyagé jusqu'en Australie à la pointe de l'Argentine.


Bien entendu, j'ai encore des pays que je ne connais pas, que je découvre via les différents réseaux sociaux et les maisons d'édition. Mais c'est cela qui me fait du bien ! :-)

J'en arrive donc au sujet du post : le tour du monde du livre ! ^^

Via le site Livraddict, nous avons la possibilité de visualiser les nationalités des auteurs lus ainsi que le nombre d'auteurs lus. J'ai renseigné uniquement les livres lus depuis 2011 car j'ai débuté mon carnet à cette date. 28 nationalités à mon actif...

Du coup, mon challenge personnel pour cette année 2016 :

    ​ Lire 10 auteurs de nationalités différentes que je n'ai pas encore découverts.

J'ai déjà quelques livres qui sont arrivés dans ma bibliothèque, mais je suis toujours à l'affût de nouveautés et d'auteurs.

Je n'ai rien contre les succès commerciaux, au contraire ! Mais je reste une vraie curieuse, oui oui, tu sais la jeune femme qui se trouve à genoux à la librairie pour voir les livres tout en bas de l'étagère... lol oui, c'est du vécu.

En tout cas n'hésitez pas à me conseiller et à me faire partager vos cartes mondiales de la lecture :-).

À très bientôt amis lecteurs !

Sabrina

Voir les commentaires

Rédigé par Sabrina.

Publié dans #BLABLA livresque

Repost 0